Étude de cas – Projets multilingues

Nous avons développé des fichiers de packaging multilingues destinés à de nombreux marchés. En Europe, nous avons notamment réalisé des emballages intégrant jusqu’à sept langues, tandis qu’au Canada, nous produisons régulièrement des fichiers bilingues anglais-français. Chaque marché présente ses propres défis. Voici quelques exemples des différentes approches que nous avons adoptées pour y répondre.

Au Canada, les deux langues doivent bénéficier d’une visibilité équivalente, notamment en termes de taille et d’importance graphique. Les exigences précises varient toutefois selon le marché auquel le produit est destiné. Si le produit est commercialisé au Québec, l’ensemble des textes figurant sur l’emballage doit être présenté en français et en anglais. Dans le reste du Canada, lorsqu’un produit n’est pas destiné au marché québécois, seuls le nom et la description du produit, la déclaration du contenu ainsi que les mentions légales obligatoires doivent être bilingues. Les textes marketing peuvent rester unilingues, ce qui permet souvent de concevoir un packaging plus épuré et moins chargé. Toutefois, si un détaillant québécois souhaite par la suite commercialiser le produit, le packaging devra être adapté afin de répondre aux exigences du Québec. C’est pourquoi nous recommandons généralement d’adopter dès le départ les exigences plus strictes du marché québécois.

Dans cet exemple, il s’agit d’une boîte à fenêtre dont la face avant est relativement dégagée, ce qui nous laisse suffisamment d’espace pour intégrer les textes bilingues supplémentaires. La déclaration du contenu sur la face avant nécessite toutefois une attention particulière. Aux États-Unis, la taille minimale des chiffres est déterminée selon une formule basée sur la superficie de la face principale de l’emballage. Le Canada applique un principe similaire, mais le calcul est différent. Ainsi, traduire simplement un emballage américain sans adapter la taille des caractères peut entraîner une non-conformité aux exigences canadiennes.

Les images ci-dessous présentent une autre solution pour la conception d’un packaging bilingue. À l’origine, cet emballage comportait trois fenêtres sur la face avant. Il aurait été possible de rendre cette face bilingue, mais le résultat aurait été trop chargé et aurait nui à la lisibilité.

Nous avons donc recommandé de supprimer les textes marketing du panneau arrière, d’éliminer les découpes-fenêtres de la face avant et de les remplacer par des images du produit. Cette solution nous a permis de créer deux faces « avant » : l’une en anglais et l’autre en français.La liste des ingrédients et des composants a été déplacée sur les panneaux latéraux, tandis que le code UPC et les mentions légales ont été placés sur le panneau inférieur. Cette approche a permis d’obtenir une présentation plus claire et plus épurée, tout en respectant les exigences en matière de bilinguisme.

Le packaging alimentaire présente bon nombre des mêmes défis que celui des jouets lorsqu’il s’agit de créer des fichiers bilingues. Comme le montrent les images ci-dessous, l’emballage uniquement en anglais et sa version bilingue destinée au marché canadien utilisent des tailles de caractères différentes pour la déclaration de la quantité nette. Cette différence s’explique par les formules réglementaires propres à chaque pays.

Les tableaux de valeurs nutritionnelles constituent un autre domaine où une simple traduction ne suffit pas. Aux États-Unis, ils sont réglementés par la FDA, tandis qu’au Canada, ils relèvent de l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA). Le tableau canadien n’est donc pas simplement une traduction du modèle américain : les informations requises, la structure et les règles de dimensionnement sont différentes. Aux États-Unis, la taille du tableau de valeurs nutritionnelles est liée à celle de la face principale de l’emballage. Au Canada, l’ACIA détermine sa taille en fonction d’un pourcentage de la surface totale disponible de l’emballage, incluant les faces avant, arrière et latérales. Le Canada exige désormais également un étiquetage nutritionnel sur le devant de l’emballage pour certains produits à teneur élevée en gras saturés, en sucres ou en sodium. Il s’agit donc d’un autre élément essentiel à prendre en compte lors de la conception d’un packaging destiné au marché canadien.

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